FAQ

Foire aux questions – Le Sexologue Montréal

Cette section répond à des questions réelles qui sont fréquemment posés à un sexologue & psychothérapeute. Mon expertise pourra vous aider avec certaines de vos difficultés en lisant les réponses.

Les réponses ne sont pas nécessairement généralisables comme elles prendront des éléments directement d’un fait vécu. Il est toutefois fort possible que vous vous sentiez rejoint par le contenu de la question ou la réponse. Cette section sert principalement à vous donner des pistes de réflexion et de l’information pour vous aider à trouver une solution.


Bonjour, j’ai 35 ans et je suis mariée depuis 2005 et j’ai 2 enfants. Mon problème est que je déteste faire l’amour avec mon mari. Je l’aime beaucoup. C’est moi qui l’ai choisi et il fait tout pour me faire plaisir, mais je sais pas ce qui se passe pour moi. Dès le premier jour du mariage, c’est la même chose. Chaque fois c’est un viol pour moi.

Il peut y avoir plusieurs raisons expliquant une baisse de désir ou un dégoût envers la sexualité avec son partenaire. D’ailleurs, plusieurs personnes continuent d’avoir des relations sexuelles avec leur partenaire quand celles-ci n’en ont aucun intérêt, et ce, autant les hommes que les femmes. Elles le font parfois par devoir conjugal, pour faire taire leur partenaire qui est persistant(e) dans ces demandes ou pour éviter un conflit. Quels sont les facteurs qui vous amènent à poursuivre vos relations sexuelles lorsque vous n’en ressentez pas le désir?

Il peut être très difficile de discuter avec son partenaire de son désintérêt par rapport à la vie sexuelle du couple. On peut avoir peur de le décevoir, le blesser, créer un conflit, subir de la violence, etc. Advenant une de ces difficultés, il est d’abord important de se respecter soi-même. Pour ce faire, on peut tenter de mettre ses limites en refusant une relation sexuelle avec son partenaire si nous n’en avons pas le désir. Comment pourriez-vous le dire à votre partenaire? Comment prévoyez-vous que la situation se déroulera? Certains partenaires réagiront fortement à ce refus. Il pourrait devenir colérique, triste, anxieux, démoralisé, etc. Comment prévoyez-vous gérer sa réaction et la situation? Quelles seraient les raisons qui vous empêcheraient d’en discuter avec lui?

Évitez d’en discuter diminue l’intérêt envers la sexualité et par conséquent amène une personne à détester faire l’amour avec son partenaire. Nous pouvons même développer des émotions désagréables envers notre partenaire qui accepte d’avoir des relations sexuelles que nous ne désirons pas avoir. Quelles sont les émotions que vous avez envers votre partenaire concernant cette situation? Certaines personnes ressentent de la honte, du dégoût, de la colère, de la tristesse, du mépris, etc.

Un autre élément qui entre en ligne de compte est la perte de respect envers son partenaire et soi-même dans le processus. Lorsqu’on accepte d’avoir des relations sexuelles que nous ne désirons pas, il devient difficile de se respecter soi-même et son partenaire ce qui, par conséquent, diminue notre désir sexuel envers lui ou elle. Comment percevez-vous votre partenaire pendant une relation sexuelle? À quoi pensez-vous durant les activités sexuelles? Croyez-vous que votre partenaire ressent votre désintérêt par rapport à la sexualité? Qu’est-ce que cela signifie pour vous et votre relation avec celui-ci?

La dynamique sexuelle de son couple est essentielle à évaluer. Plus précisément, qu’est-ce que vous détestez de la sexualité avec votre partenaire? Quels changements apporteriez-vous à votre vie sexuelle? Tout d’abord, il est important de connaître ces préférences sur le plan sexuelle. On peut ensuite en discuter avec notre partenaire. Parfois, les couples ont des divergences d’idées sur certaines positions, pratiques ou styles sexuels. Quelles sont vos préférences et celles de votre partenaire?

Croyez-vous être capable d’avoir une discussion sur vos pratiques sexuelles avec votre partenaire? Ce type de conversation peut créer des tensions dans le couple et engendrer un conflit. Il est plus rassurant de percevoir ce conflit comme une manière d’améliorer notre couple et notre vie sexuelle. Ces conflits ne sont jamais faciles à gérer et nécessitent souvent l’aide d’un professionnel, comme un sexologue ou un thérapeute de couple.

Il est important de réfléchir sur sa propre relation avec la sexualité. La perception des rapports sexuels est différente pour chacun. Il est alors préférable de se questionner sur sa perception de la sexualité et de sa vie sexuelle avec son ou sa partenaire. Ressentez-vous du désir sexuel pour d’autres personnes? Aimez-vous la sexualité en dehors de votre couple (masturbation, fantasmes, etc.)? Quelle est votre perception de la sexualité? Aviez-vous la même difficulté avec d’autres partenaires sexuels? Si vous croyez avoir une mauvaise perception de la sexualité, il serait avantageux de consulter un sexologue individuellement afin de mieux comprendre ces sentiments.

Bonjour à vous! J’ai une grande questions! Est-ce possible qu’un homme de 22 ans n’est plus envie d’avoir de rapport sexuel ou c’est simplement signe que c’est notre couple le problème? Cela fais maintenant 4 ans que l’on est ensemble, je suis enceinte de mon 3ième bébé et le problème dure depuis 3 ans. Mais maintenant c’est pire que pire. Cela va faire 2 mois qu’il n’y a pas eu de sexualité! Des bisous à peine, pas de accolades, pas de caresses. Dois-je prendre les pieds à mon cou?

Il existe diverses raisons expliquant une baisse de désir sexuel chez un ou les deux partenaires. La dynamique de couple et la satisfaction de la relation peuvent jouer grandement sur le désir sexuel d’une personne envers son partenaire. Il est aussi important de se poser des questions sur la satisfaction sexuelle. Quels sont vos niveaux de satisfaction de couple et sexuelle pour chacun de vous deux? Prenez-vous le temps de discuter de vos insatisfactions? Si oui, comment avez-vous essayé d’y remédier?

Il faut comprendre que dans chaque couple, il y a toujours un partenaire qui a le désir sexuel moins important que l’autre (Low Desire Partner). Au contraire de la pensée populaire, on retrouve autant d’hommes que de femmes ayant moins de désir sexuel. Les comportements, attitudes et réactions du partenaire qui a plus souvent envie (High Desire Partner) de relation sexuelle jouent un rôle très important sur le désir sexuel de son partenaire. Chacun de ces rôles dans le couple vient avec son lot de difficulté. Le LDP se sent souvent inadéquat sexuellement et avoir l’impression d’être incapable de répondre au besoin sexuel de l’autre. Il ou elle peut ressentir de la culpabilité, de l’incompréhension, etc. Le HDP se sent impuissant(e), frustré et son estime personnelle en devient affectée. Comment est-ce que vous gérez/tolérez cette différence entre vous deux?

Vous avez mentionné être mère de deux enfants et un troisième sera bientôt des vôtres. Il y a un certain ajustement qui doit se produire pour les nouveaux parents qui rajoutent un rôle de mère et de père dans leur couple. Parfois, les rôles d’homme et de femme prennent moins de place ou même disparaissent. Certains hommes peuvent avoir de la difficulté à érotiser la nouvelle image de mère que leur partenaire incarne. Chez la femme, les changements corporels dus à la grossesse ont souvent des impacts sur la perception d’elle-même par rapport à leur féminité. Quels impacts croyez-vous que vos nouveaux rôles de parent ont eu sur votre vie sexuelle de couple?

De plus, le jeu de séduction est fréquemment oublié dans un couple après plusieurs années de fréquentation. Nous prenons souvent notre partenaire pour acquis et limitons notre implication dans la séduction. La personne ayant le plus de désir sexuel va commencer à évaluer le niveau de désir de leur conjoint plutôt que de l’attiser. Prenez-vous le temps de vous séduire? Comment vous y prenez-vous pour séduire votre partenaire? Est-ce que vous passez du temps en couple, sans les enfants?

Les troubles du désir sexuel sont une étape fréquente et même normale dans une relation de longue durée. C’est l’opportunité pour réveiller et transformer notre vie sexuelle de couple. Par contre, il nécessite souvent de sortir de sa zone de confort, de se dévoiler davantage et faire preuve d’érotisme. L’aide d’un sexologue s’avère souvent nécessaire dû à la complexité de cette difficulté.

Bonsoir monsieur, je veux juste savoir la taille du pénis idéal par exemple 15cm 18cm?

La taille du pénis est un élément qui préoccupe beaucoup d’hommes pour diverses raisons. Plusieurs sociétés et civilisations mettent beaucoup d’importance sur la taille des organes génitaux masculins. Pour l’homme, elle ne change en rien le plaisir et l’excitation sexuelle qu’il pourra ressentir dans sa sexualité. Pour certains hommes, la taille de leur pénis leur permettra d’avoir plus de confiance en eux et d’avoir le sentiment d’être un meilleur amant. Les hommes qui considèrent avoir un plus petit pénis que les autres ont souvent un manque d’estime personnel qui affectera négativement leur appréciation de leur vie sexuelle.

La taille du pénis varie beaucoup d’un homme à l’autre dans son état flasque (sans érection). Par contre, la majorité des pénis en érection ont une taille de 5 à 6 pouces en moyenne selon les études internationales. On peut parler d’un micro pénis quand sa longueur est en dessous de 4 pouces. Toutefois, les études démontrent que la majorité des femmes ne se préoccupent pas de la taille du pénis. Certaines femmes y accordent de l’importance due à des expériences antérieures. En fait, certaines préfèrent un plus gros pénis pour la sensation qu’il procure pendant la pénétration ou l’excitation sexuelle qu’elle ressente à le regarder. D’autres préfèreront un plus petit parce qu’un plus gros pénis peut limiter certaines positions ou peut faire mal. Tout dépend des préférences personnelles de chacun. Malgré que la taille du pénis a de l’importance pour certaines femmes, la grande majorité met l’importance sur d’autres facteurs pour évaluer leur satisfaction sexuelle avec leur partenaire. Par exemple, la tendresse, sa confiance, la variété, sa présence masculine, l’intimité, son intensité sexuelle, etc.

Bonjour, j’ai une petite question. Est-ce que la plupart des gens préfèrent plus l’acte sexuel avec pénétration ou bien un 69 peut leur suffire? Est-ce que le 69 est plus vu comme un préliminaire ou peut être considéré un acte de relation complète? Est-ce qu’un 69 est une relation complète et satisfaisante dans un couple? Je suis en couple depuis peu et mon nouveau copain pense que toutes les filles peuvent être satisfaites amplement comme ça, selon ses dernières relations. De là ma question.

 

Dans les faits, les comportements sexuels sont variés et nombreux chez les couples alors que dans la pensée populaire, une relation sexuelle n’est pas complète sans pénétration et atteinte d’un orgasme (plus souvent chez l’homme). Dans ce dernier mode de pensée restrictif, le sexe oral sera considéré uniquement comme faisant parti des préliminaires. Si on prend cette définition, on considère donc que les homosexuels et lesbiennes, les paraplégiques ou toutes personnes n’utilisant pas la pénétration dans leur répertoire sexuel n’ont pas des relations sexuelles complètes. Qu’en pensez-vous? Quelle est votre définition d’une relation sexuelle?

Certaines personnes définiront une relation sexuelle complète par l’obtention d’un orgasme. D’autres, par le niveau de satisfaction atteint ou par la qualité de l’échange émotionnel. Chaque définition est valide en soi, car chacun a ses propres préférences sexuelles. La pratique du sexe oral satisfera pleinement certaines personnes alors que d’autres rechercheront les sensations ressenties durant la pénétration. Notre définition d’une relation sexuelle “complète” peut aussi changer d’une fois à l’autre: un couple peut être entièrement satisfait avec une stimulation manuelle (masturber son partenaire) un soir, mais avoir le goût de pratiquer la pénétration lors de leur prochaine relation sexuelle. Il est donc difficile d’affirmer que tout le monde peut être satisfait par un seul type de comportement sexuel. Il est alors important de varier ces pratiques sexuelles à l’occasion afin de s’éloigner de la routine qui a tendance à diminuer le désir sexuel chez plusieurs couples (lire: Manque de désir sexuel: une étape normale chez les couples).

Parfois, les partenaires ne s’entendent pas sur leur définition d’une relation sexuelle “complète”. Cela laissera l’un d’eux insatisfait, ses besoins n’étant pas comblés durant leurs ébats sexuels. Dans une pareille situation, une discussion entre les partenaires est nécessaire pour que chacun trouve satisfaction. Il est alors important de rester ouvert à ce que l’autre nous apporte et d’expliquer clairement ce que nous recherchons dans la sexualité (lire: Manque de communication ou difficulté à tolérer l’intimité?).

En somme, plus notre perception de la sexualité est élargie, plus on a le potentiel de s’épanouir sexuellement. Limiter notre définition d’une relation sexuelle “complète” amène frustration, déception et insatisfaction avec notre partenaire. Il se doit parfois de sortir de nos zones de confort, d’explorer de nouvelles avenues et de redéfinir nos perceptions de la sexualité afin de développer notre maturité sexuelle.

J’ai un problème qui me fait vivre de la tristesse s’il vous plaît dites-moi. Est-ce que la masturbation a un impact négatif sur ma santé? Je suis une fille de 18 ans et j’ai tellement peur que la masturbation puisse me rendre stérile parce que j’ai entendu qu’elle cause plusieurs effets mauvaises sur la santé aussi La masturbation a-t-elle une influence sur la virginité! S’il vous plaît aidez-moi je suis tellement effrayée!

 

La masturbation est une pratique sexuelle qui se pratique seule ou en couple. Elle permet de mieux connaître son corps et les sensations qu’il peut provoquer. Cette pratique permet aussi de découvrir ses préférences sexuelles, explorer diverses façons de s’exciter sexuellement et augmenter son plaisir. Elle a aussi des avantages sur la santé physique; par exemple, elle entraîne la détente, réduit les tensions musculaires et procure une relaxation suite à l’acte. À quel besoin répondez-vous lorsque vous vous masturbez?

Il n’y a pas d’impact négatif sur le plan physique quand on se masturbe et celle-ci n’affecte aucunement la fertilité. En fait, il est même bon de se masturber avant, durant et après la grossesse. Plusieurs mythes sur la masturbation circulent pour décourager les personnes à ne pas la pratiquer, souvent pour des raisons morales ou religieuses. De plus, comme mentionné plus haut, la masturbation a aussi divers avantages sur le plan psychologique. Est-ce que cela vous rassure?

La définition de la virginité est non seulement culturelle, mais diffère également d’une personne à l’autre. Pour certaines personnes, elle sera associée à la présence de l’hymen (fine membrane à l’entrée du vagin). Pour d’autres, ce ne sera pas le cas puisque l’hymen peut se déchirer avant la première pénétration avec un partenaire. Entre autres, par l’utilisation d’un tampon, la pratique de sport comme le cyclisme ou l’équitation puis la masturbation. Par ailleurs, la perte de la virginité sera défini pour certains par l’expérience d’une première relation sexuelle. Comment percevez-vous la virginité? Quelle importance lui accordez-vous?

Est-ce possible de quitter l’homosexualité et retourner à l’hétérosexualité? J’ai été entraîné dans l’homosexualité et je veux changer. Comment m’aider? Il y a un moyen de m’aider parce que tu sais l’habitude émousse la sensibilité ou bien l’habitude est une seconde nature. Comment m’aider à être de nouveau attiré par le sexe opposé? Il y a un remède?

 

Il existe une variété d’hypothèses expliquant l’homosexualité. Entre autres, le taux d’hormones, le développement du cerveau, les expériences sexuelles, ou encore le vécu personnel d’une personne. Certaines explications sont biologiques, sociales et un mélange de ces deux approches existe aussi. Plusieurs traitements et thérapies ont déjà été essayés dans le passé et ceux-ci se sont avérés dangereux et n’aidaient pas réellement les sujets. Il n’est donc pas possible de traiter l’orientation sexuelle, car ce n’est pas une maladie. Comment vivez-vous avec ce fait? Qu’est-ce qui pourrait vous aider à mieux l’accepter?.

Comme on ne choisit pas notre orientation sexuelle, il peut être difficile de l’accepter. Cette forme d’homophobie se voit généralement influencée par les valeurs personnelles, le milieu culturel et familial puis, la religion. D’autant plus qu’il y a plusieurs mythes sur l’homosexualité qui persistent à renforcer l’homophobie. Quelles sont vos raisons de vouloir être hétérosexuel? Comment percevez-vous chacune des différentes orientations sexuelles? Qu’est-ce qui vous attire plus vers l’hétérosexualité plutôt que l’homosexualité? Une thérapie avec un sexologue peut alors être nécessaire pour surmonter cette difficulté et départager les influences.

Le processus d’acceptation se fait généralement par étapes. Il peut exister, par-contre, quelques variations d’un individu à l’autre puisque chacun aura une personnalité, une histoire et un contexte socioculturel différents. Ces étapes englobent la confusion, la tolérance envers son orientation, l’acceptation puis la fierté. Où vous situez-vous dans ce processus? Ressentez-vous le besoin d’être guidé au travers de celui-ci?

Bonjour, ça va bien? J’ai une question, je me demande ce que contient le liquide lorsque la femme éjacule?

 

Depuis plusieurs années, il y a un débat dans la communauté scientifique par rapport à la composition de l’éjaculation féminine. Les dernières recherchent démontrent que le liquide proviendrait des glandes de Skene qui seraient l’équivalent de la prostate chez l’homme et elles se retrouvent entre le vagin et l’urètre. D’ailleurs, le liquide éjaculatoire féminin aurait aussi la même composition que le liquide produit par la prostate dans le sperme. Par contre, comme la sortie du liquide éjaculatoire de la femme se retrouve très près de l’urètre, il est possible de retrouver également une quantité infime d’urine. Il est important de mettre l’emphase sur le fait que l’urine est un liquide stérile et que l’éjaculation féminine n’en contient que quelques traces.

Souffrant de vaginisme, je souhaiterais savoir quel est le moyen le plus efficace pour en venir à bout. En ayant fouillé dans mon passé mon vaginisme trouverait sa source dans mon enfance adolescence, j’ai subi des attouchements par mon grand frère pendant quelques années, j’ai enfoui cela dans un coin de ma tête sans penser que cela m’empêcherait un jour d’avoir des relations sexuelles.

Merci de votre précieuse aide.

 

Il existe différentes manières de traiter le vaginisme (fermeture des parois de l’entrée du vagin qui empêche la pénétration par des doigts, un pénis, un spéculum ou des objets sexuels). Le traitement dépend de la cause et certains peuvent être combinés pour aider la femme à mieux vivre sa sexualité. Une des causes principales est d’avoir vécu un abus sexuel. Suite à un tel évènement, le corps se protège aux prochaines expériences sexuelles et empêche une pénétration. L’abus sexuel aura, de plus, d’autres impacts sur la femme par rapport à sa perception de la sexualité, ses sentiments envers les hommes et les femmes, son rapport avec sa féminité, ses fantasmes sexuels et la relation avec son corps sexué. Une thérapie avec un sexologue peut s’avérer nécessaire pour démêler tous ces éléments et vivre une sexualité épanouissante.

 

Les thérapies qui focalisent sur la réappropriation de sa féminité au travers de son corps sont particulièrement efficaces pour retrouver le plaisir sexuel avec soi-même et un(e) partenaire et ainsi mieux vivre avec l’abus sexuel. Des activités exploratoires à effectuer à la maison seront souvent proposées par le sexologue pour apprendre à aimer son corps, se sentir davantage femme et jouir des différentes sensations que procurent le corps. Ces explorations permettent à la femme d’apprécier davantage sa sexualité en modifiant ses perceptions de celle-ci. Si la femme est en couple, des activités avec leur partenaire sont éventuellement intégrées pour vivre une sexualité à deux.

 

Il est d’ailleurs recommandé pour certaines femmes de suivre une physiothérapie spécialisée pour cette difficulté. Elles utiliseront des dilatateurs de tailles variantes pour simuler une pénétration vaginale et habituer la femme à la sensation. Il est important d’aborder les aspects sexologiques en sexothérapie pendant ce traitement, car il pourrait davantage aggraver la difficulté, s’il n’y a pas un accompagnement adéquat de l’expérience vécue. Certaines femmes par contre trouvent la méthode avec les dilatateurs comme étant mécanique et cela enlève l’aspect de plaisir sexuel associé avec la sexualité. De plus, l’achat des dilatateurs s’avère aussi très coûteux.

 

Il est important de comprendre qu’il existe diverses causes au vaginisme. Avant d’entreprendre des activités exploratoires ou des exercices avec des dilatateurs, il faut d’abord trouver la ou les causes sexologiques et physiologiques pour que le traitement soit adapté et individualisé pour chaque femme vivant avec cette difficulté sexuelle.

Salut, ma question peut sembler étrange, mais voilà, je ne trouve pas d’info sur internet. Est-ce possible de se sentir à la fois femme et homme, et sexuellement attiré par la personne du même sexe, dans les 2 cas, et non inversement. Je veux dire par la, se sentir femme, qui aime les femmes, et se sentir homme, qui aime les hommes.

 

Pour répondre à ta question qui est tout à fait légitime, il nécessite de définir la différence entre l’orientation sexuelle et l’identité de genre. L’orientation est défini comme étant l’attirance qu’on ressent envers un ou les deux sexes. Selon Klein (http://www.psychomedia.qc.ca/tests/klein), elle se détermine en 7 composantes, dont l’attirance physique/sexuelle, les comportements sexuels, les fantasmes sexuels, les préférences émotionnelles et sociales, la communauté fréquentée et l’identification à une orientation. On évalue chacun de celle-ci selon le passé, le présent et notre idéal. Comment te décrirais-tu selon chacune de ses composantes et périodes? Qu’est-ce que cette réflexion sur ton orientation sexuelle te fait ressentir, penser ou vivre?

 

L’identité de genre consiste à ressentir une appartenance à un ou l’autre des sexes. Je me sens homme ou je me sens femme. Pour certains, le sentiment d’appartenance n’est pas aussi clairement défini. Ils se questionnent, ils expérimentent et la majorité finit par se positionner. Il y a, par contre, des personnes qui se sentent réellement des deux sexes selon leur sentiment de la journée, les vêtements qu’ils portent, les activités qu’ils exercent, etc. Dans quelles circonstances te sens-tu comme un homme? Comme une femme? As-tu l’impression d’être perturbé par les changements de tes sentiments? Ou te sens-tu équilibré émotionnellement avec ta situation? Aurais-tu besoin d’éclaircissement sur ton sentiment d’appartenance à ton sexe?

 

L’orientation sexuelle et l’identité de genre sont interdépendantes. En d’autres termes, chacune peut avoir une influence sur l’autre, mais elles sont déterminées selon des facteurs propres à chacune. Il est tout à fait possible de se sentir comme un homme et une femme dans différentes situations et d’éprouver une attirance selon le contexte. L’important est d’abord de se sentir à l’aise avec son orientation sexuelle et son identité de genre. Qu’est-ce qui t’amène à te questionner sur ta sexualité à cet égard? As-tu l’impression qu’elle te crée des difficultés relationnelles, affectives ou sexuelles? Les sexologues sont spécialisés sur les questionnements liés à  l’identité de genre et à l’orientation sexuelle. Si tu en ressens le besoin, une sexothérapie peut t’aider à atteindre un équilibre!

 

Bon cheminement.

Je suis une fille de 20 ans. Je ne peux pas avoir du plaisir avec mon mari, car je suis habitué de me masturber. Cela dure depuis 5 ans et je ne peux pas vivre comme ça. Aider moi.

L’incapacité à obtenir du plaisir sexuel avec son partenaire est causée par diverses raisons. Parfois, la cause provient du manque de connaissance de notre corps ou d’une difficulté à démontrer et parler de nos préférences sexuelles avec notre partenaire. On peut éviter d’en discuter pour ne pas blesser les sentiments de ce dernier. Par contre, plus longtemps on attend, plus il sera difficile d’en discuter. Est-ce que ton partenaire est conscient de ta difficulté à ressentir du plaisir durant vos relations sexuelles? Qu’est-ce qui pourrait t’empêcher de lui en parler? Aurait-il des solutions à ce dilemme? Est-ce qu’il y a des différences entre la manière dont tu t’excites durant la masturbation et pendant les rapports sexuels?

 

La relation que nous entretenons avec la sexualité et notre partenaire peut d’ailleurs être un blocage à l’orgasme. Celui-ci nécessite une variété de circonstances pour être atteint et plusieurs éléments peuvent y nuire quand nous sommes avec une autre personne. Il nécessite de consulter un sexologue pour avoir une évaluation complète de ces blocages pour les comprendre et les surmonter.

 

Il existe aussi d’autres raisons expliquant cette situation. Chaque personne a un Mode d’Excitation Sexuelle (MES) différent qui peut être difficile à reproduire par une autre personne. Chacun de ces MES ont leurs avantages, mais aussi leurs limites qui peuvent créer des difficultés sexuelles. La façon dont on se stimule durant la masturbation cristallise notre Mode d’Excitation Sexuelle. Il faut donc apprendre à élargir les types de sensations qui peuvent nous exciter sexuellement durant les relations sexuelles. Pour élargir ses MES et apprécier davantage les multiples sensations que notre corps procure, il est possible d’expérimenter par soi-même en variant les lois du corps.

 

Il est important de noter que la majorité des femmes atteignent l’orgasme par la stimulation du clitoris qui est plus difficilement stimulé durant la pénétration. La femme ou leur partenaire peut stimuler le clitoris avec les doigts pour avoir un orgasme durant les relations sexuelles. Croyez-vous qu’il serait aidant de stimuler votre clitoris durant les relations sexuelles avec votre partenaire?

Voilà depuis peu j’ai eu 19 ans et je dois avouer que la taille de mon sexe me complexe légèrement. J’ai commencer à fouiller le net a la recherche de solution qui pourrais m’aider à l’agrandir quelque peu car j’ai l’impression d’avoir besoin de cela pour ma confiance en moi. J’ai vu beaucoup de choses et je voulais savoir si d’après vous les extenseurs du pénis et les pilules d’agrandissement marche réellement.

     

La grandeur du pénis concerne plusieurs hommes et peut affecter leur confiance à l’égard de la sexualité. Les pilules et outils prétendant agrandir les organes génitaux mâles n’ont jamais été étudiés à l’égard de leur taux de réussite ou de leur efficacité. De plus, il peut exister de nombreux effets indésirables d’utiliser ces méthodes. Est-ce que tu es prêt à prendre un tel risque? Est-ce que tu t’es bien informé des conséquences possibles, du fonctionnement et des résultats attendus de ces produits?

Nombreux sont les hommes qui veulent agrandir leur pénis car ils sont complexés. Une autre question intitulée : “L’importance de la taille du pénis.” explique les raisons derrière ce complexe masculin. Par contre, il est important de mettre en perspective qu’un homme a beaucoup d’autres éléments qu’il peut mettre de l’avant pour séduire une autre personne. Quelles sont tes qualités masculines? Quelles sont tes atouts en tant qu’amant? Amoureux?

S’il est difficile de répondre à ces questions, il est fort pertinent de consulter un sexologue pour travailler sa confiance en soi au travers une sexo-thérapie. Cette dernière permet d’acquérir une aisance dans sa sexualité, apprécier ses forces, accepter ses limites et développer des habilités érotiques pour s’épanouir pleinement dans sa sexualité. Crois-tu avoir besoin de consultations avec un sexologue? Perçois-tu d’autres moyens avec lesquelles tu pourrais remédier à ta situation?

Il y a quelques jours on discutait entre amies sur les positions sexuelles et on se demandait pourquoi il existait autant de positions pour faire l’amour ?

     

La variété des positions sexuelles apporte diverses sensations et stimulations sexuelles. Chaque personne a ses préférences qui sont déterminées par plusieurs facteurs. Parfois, le confort permet d’être plus détendues et d’apprécier les sensations physiques qui sont procurées. La variété des positions aide à changer la routine et la monotonie des relations sexuelles parfois présente. Elle nous procure aussi d’autres stimulations visuelles et d’apprendre à connaître notre partenaire de différentes façons.

Les positions ont aussi un aspect psychologique et sexologique par rapport à la relation entre les partenaires. Certaines positions favorisent la prise en charge des mouvements et de l’intensité de celles-ci par l’homme et d’autres par la femme. Variez les positions sexuelles amènent un couple à explorer ses nombreuses dynamiques possibles et d’apprendre à connaître les différentes facettes de notre partenaire dans son érotisme. On peut vouloir prendre un rôle plus passif par moment ou plus actif dans d’autres.

L’assortiment de positions sexuelles d’un couple a la capacité d’apporter de la nouveauté et d’exciter davantage. Par contre, il faut faire attention de ne pas juste se fier à la position elle-même pour mettre du piquant dans notre vie sexuelle. Notre attitude, notre intensité et connexion émotionnelle, notre capacité à se dévoiler et à être soi-même dans une relation sexuelle nous mène à une vie sexuelle plus épanouie.

Je ne savais pas vraiment à qui poser la question. Donc, je me suis dit que la poser à un sexologue serait le meilleur! Voilà. Je suis avec mon chum depuis 8 mois maintenant, il habite à environ 1h de route de chez moi. Nous ne nous voyons pas la semaine, mais chaque fin de semaine, il vient chez moi. Il m’a avoué l’autre jour, la semaine, qu’il regardait, à l’occasion, du matériel pornographique style  »manga », qui est appelée le  »futanari » ce sont des relations sexuelles entre femmes, mais elles ont un pénis. Je me demandais… Qu’est-ce qui attire les hommes au juste là dedans? Pourquoi ne pas regarder des relations sexuelles homme-femme à la place? Surtout, pourquoi une femme aurait un pénis, qu’est-ce qui est excitant là-dedans? Il m’assure que regarder des vidéos pornos de transsexuels ne l’excite pas. Ça me dépasse. Je ne sais pas trop comment réagir, comment prendre cette nouvelle. Est-ce que c’est quelque chose de courant chez les hommes?

     

L’imaginaire érotique d’une personne prend une variété de formes différentes. Il y a toutes sortes de théories sexologiques expliquant l’érotisation d’un élément ou l’autre que nous pouvons retrouver dans la sexualité. Pour arriver à la réponse, il nécessite d’évaluer le vécu sexuel de la personne et déterminer l’élément qui l’excite dans le fantasme. Ce travail thérapeutique peut être pertinent si les fantasmes sont dérangeants pour la personne qui les utilise pour s’exciter sexuelle. Par ailleurs, une personne qui consulte des films futanari pour se divertir, sans en avoir de besoin pour s’exciter sexuellement et ne cause pas de difficulté dans sa sexualité, bénéficiera moins d’une analyse de ses fantasmes sexuels. Qu’est-ce qui te dérange dans ses fantasmes? Comment définirais-tu la norme de l’imaginaire sexuel? D’où proviennent les critères du normal vs l’atypique, selon toi?

Il y a un mouvement dans les dernières années où certaines personnes ont commencé à s’identifier comme étant pan-sexuel. Ce terme désigne toute personne ayant la capacité d’éprouver une excitation sexuelle ou un désir sexuel envers une personne consentante de tous genres sexuels (homme, femme, transsexuelle, transgenre, etc.). La pansexualité est une orientation sexuelle tout comme l’hétérosexualité ou l’homosexualité ou la bisexualité, mais qui inclut aussi les différentes variantes entre les 2 sexes. As-tu l’impression que ton partenaire serait moins attiré par toi parce qu’il écoute ce type de film érotique?

Il n’est pas facile de dévoiler ses fantasmes sexuels particulièrement si ceux-ci ne sont pas considérés comme étant la norme dans notre société. Être en mesure de dévoiler des fantasmes atypiques à sa partenaire démontre une capacité à être intime avec celle-ci. Nous ne pouvons rarement être certains de la réaction de l’autre: rejet, dégoût, excitation, rapprochement, etc. Il y a toujours un risque à prendre dans une telle intimité sexuelle. Les 2 partenaires doivent s’adapter à la révélation et se questionner profondément sur sa propre sexualité. Qu’est-ce que cela suscite chez toi? Comment cela impacte la perception de ton partenaire et votre sexualité? Aimerais-tu lui poser des questions pour comprendre davantage?

Je ne savais pas vraiment à qui poser la question. Donc, je me suis dit que la poser à un sexologue serait le meilleur! Voilà. Je suis avec mon chum depuis 8 mois maintenant, il habite à environ 1h de route de chez moi. Nous ne nous voyons pas la semaine, mais chaque fin de semaine, il vient chez moi. Il m’a avoué l’autre jour, la semaine, qu’il regardait, à l’occasion, du matériel pornographique style  »manga », qui est appelée le  »futanari » ce sont des relations sexuelles entre femmes, mais elles ont un pénis. Je me demandais… Qu’est-ce qui attire les hommes au juste là dedans? Pourquoi ne pas regarder des relations sexuelles homme-femme à la place? Surtout, pourquoi une femme aurait un pénis, qu’est-ce qui est excitant là-dedans? Il m’assure que regarder des vidéos pornos de transsexuels ne l’excite pas. Ça me dépasse. Je ne sais pas trop comment réagir, comment prendre cette nouvelle. Est-ce que c’est quelque chose de courant chez les hommes?

 

En ce qui concerne les médicaments que votre médecin vous a prescrits, je ne peux pas me positionner car je n’ai pas une expertise médicale, mais plutôt thérapeutique. Le choix de prendre le risque des effets secondaires revient à vous dans le cas où vous êtes au courant de celles-ci.

Toutefois, je n’ai jamais entendu parler d’un traitement du vaginisme avec des médicaments, mais cela n’empêche pas que cela soit une nouveau type de traitement. Selon mes recherches, vos médicaments prescrits rentrent dans la catégorie des anti-dépresseurs. Ces médicaments sont souvent prescrits pour les personnes ayant des troubles entourant l’anxiété ou qui gère mal le stress, ce qui est souvent le cas chez les femmes ayant du vaginisme. Est-ce que cela serait votre cas par hasard? Si oui, votre médecin vous l’a probablement prescrit pour cette raison, ce qui vous permettra d’être plus détendu durant les relations sexuelles.

Par contre, il existe d’autres moyens de remédier à du vaginisme qui ne cause pas autant d’effets secondaires. Une sexo-thérapie par exemple regardera votre relation avec votre féminité, les hommes, la sexualité, votre corps, la masturbation, votre vécu amoureux et sexuel, etc. Ces éléments jouent une grande part dans le plaisir sexuel qu’une personne peut avoir durant les relations sexuelles. Vous avez mentionné le décès de votre père dans votre courriel. Cet évènement pourrait avoir une influence sur votre sexualité, selon la relation que vous avez entretenue avec celui-ci. Cette partie de la thérapie regarderait les éléments psycho-sexuel de votre difficulté.

Des exercices de respiration pour gérer les émotions, des mouvements du bassin et une appropriation des muscles pelviens peuvent aider au vaginisme. Ainsi, une évaluation de votre mode d’excitation sexuellepourrait s’avérer pertinente pour établir une cause au plan physiologique de votre vaginisme.

Je vous propose donc de trouver un thérapeute spécialisé en sexualité qui sera vous aidé avec cette difficulté.

Bonjour, j’ai 33 ans et vis avec l’homme que j’ai épousé il y a 4 ans et avec lequel je partage ma vie depuis 13 ans. Nous n’avons jamais réellement surmonté des problèmes insurmontables et sommes jusqu’à toujours arriver à un terrain d’entente. J’aime le sexe avec mon mari et rêve à plein d’autres expériences excitantes, mais voilà, il y a 6 mois mon mari a fait un infarctus du myocarde et à même bien faillit en pas y survivre. … Une partie de son coeur est fichu et il prend donc médicaments à vie. Après sa crise cardiaque une chose me turlupine pourra-t-il encore me faire l’amour?! Alors qu’il fait sa rééducation cardiaque une semaine après être sortie de l’hôpital, nous faisons parfois l’amour, je vois mon mari en forme et très vigoureux, je me sens rassuré. Retour à la maison….lui ne change pas ses habitudes pour autant, il ne bouge pas, pas de sport comme le doc lui a conseillé, on a arrêté la cigarette il grossit comme à vu d’oeil et prend presque tout dans le ventre, je déteste. ….Mais je l’aime et j’ai quand même envie de lui. Il rencontre en même temps des soucis érectiles, ses érections sont molles et n’endurent pas où alors tout simplement il n’en a pas. Une fois il perd son érection en plein acte. Bien sûr je l’aime et le rassure, mais moi personne pour me rassurer. Les médecins changent 3 fois son traitement et on y voit une amélioration, mais ça reste insuffisant. Nos rapports sont de très courtes durées, j’ai peur que son pénis devienne mou c’est très frustrant. Je lui parle souvent de sexe, mais ça l’agace. Il dit qu’il n’est plus bon à rien que ça ne sert à rien de l’exciter qu’il ne bande pas…c’est dur, car je l’aime, mais en même temps j’ai tellement besoin de sexe….je me mets à penser à avoir des amants à des aventures sans lendemain., je ne pense qu’au sexe sans cesse….y a-t-il une solution à notre problème le temps va-t-il jouer en notre faveur? Je vous remercie vivement pour votre réponse que j’attends impatiemment.

 

Les problèmes cardiaques ont des effets importants sur la sexualité, surtout au niveau de l’excitation sexuelle (érection). Des ajustements et une adaptation sont nécessaires pour les deux partenaires au niveau de la sexualité. Comme vous l’avez dit dans votre courriel, le temps est un ingrédient clé à ces changements dans votre relation. Par contre, il nécessite aussi de mettre certains efforts et ne pas seulement attendre que le temps passe. Il faut l’utiliser de manière constructive.

Par exemple, une thérapie de couple auprès d’un sexologue s’avère très utile dans ces circonstances pour aider chacun des partenaires à gérer leurs émotions et surmonter les obstacles qui se présentent suite à cet incident. Vous exprimez avoir personne à qui en discuter. Qu’est-ce qui vous empêche d’en discuter avec votre partenaire de vos sentiments? Croyez-vous qu’un soutien commun entre vous deux pourrait vous aider à vous adapter plus rapidement à ces changements? Quels avantages et inconvénients voyez-vous à lui en parler? Quand une personne garde ses émotions et frustrations pour elle-même, celles-ci s’accumulent et deviennent néfastes pour le bonheur du couple. La thérapie explorera votre dynamique de couple pour vous outiller à travailler en équipe, ce qui vous donnera une meilleure chance de retrouver votre épanouissement sexuel.

Les problèmes érectiles ont souvent une influence sur l’image que l’homme a de lui-même et sa masculinité. Pour cette raison, il faut apprendre à reconnaître ses forces en tant qu’homme de manière plus élargie que sur la fermeté de l’érection. Comment votre partenaire perçoit-il la masculinité et la virilité? Comment se sent-il dans sa masculinité depuis ses difficultés sexuelles? Quelle importance l’érection prend-elle dans sa satisfaction durant une relation sexuelle? Pourriez-vous ensemble explorer divers moyens pour exprimer sa masculinité à l’intérieur et à l’extérieur de votre sexualité?

Il est possible que votre sexualité ne soit jamais comme auparavant. Cela est inévitable dans chaque couple, car le vieillissement et les maladies obligent à diversifier nos activités sexuelles et redéfinir les critères de notre satisfaction sexuelle. C’est un processus qui peut être long et difficile, mais qui pour plusieurs couples les rapproche au plan émotionnel et intime. Certains réussissent à y trouver un plus grand épanouissement sexuel à travers ce type de difficulté. 

J’ai 40 ans et je suis divorcée depuis 1 an. Je suis actuellement avec un homme depuis 4 mois. Nous tenons beaucoup l’un à l’autre. Il me fait énormément jouir en pratiquant le cunnilingus, la position des cuillères, etc…mais lorsqu’il me pénètre, je ne sens pratiquement pas son pénis ! Je n’ose pas lui dire de peur de le vexer. Il arrive à éjaculer mais moi je ne sens pas son pénis se durcir. Cela m’inquiète. Pouvez-vous m’éclaircir à ce sujet ?

 

Il n’est pas évident de devoir parler de nos insatisfactions sexuelles à notre partenaire quand ce dernier en est la cause. Vous avez effectivement la bonne attitude de vous souciez de ses sentiments à l’égard de votre dévoilement. Par contre, quand on évite ce type de discussion avec notre partenaire, cela nous oblige à garder le secret pour nous et avoir des comportements sexuels qui ne sont pas plaisants. À court terme, on sauve un ego et on achète la paix. Toutefois à long terme, cela ne sera ni utile pour vous, ni pour lui. Il faut apprendre à tolérer ce genre de discussion qui nous pousse à développer une intimité validée par soi. Sinon, la baisse de désir sexuel en est quasiment inévitable et il sera encore plus difficile d’avoir cette discussion plus loin dans votre relation.

Cette discussion vous permettra aussi de déterminer quelle est la cause probable. Il est possible qu’il ait des difficultés érectiles intra-vaginales qui engendrent peu de sensation durant la pénétration pour vous car son pénis n’est pas en érection complète. Cette difficulté peut d’ailleurs être traitée en thérapie par un professionnel de la santé tel un sexologue. La grosseur de son pénis pourrait aussi être un facteur contributif. Est-ce qu’il aurait un pénis plus petit que la norme en érection (5 à 7 cm)? Si tel est le cas, il se pourrait que les sensations soient moindres. Dans ce cas, il vous nécessitera de vous adapter à une sexualité ayant une variété de comportements sexuels pour satisfaire à chacun.

Bonjour, je suis en couple avec mon copain depuis 5 ans et il y a un an (depuis que nous habitons ensemble) j’ai appris que mon copain se masturbait devant des films pornographiques. Quand même régulièrement. Nous avons une sexualité active, ce qui me rend plutôt inquiet. Il est au courant que je le sais et que cela me rend inquiet. J’aimerais comprendre le besoin de mon copain par rapport à sa consommation de pornographie. Est-ce moi le problème? Est-ce courant? J’espère que vous pourrez répondre à mes questionnements, car cela créer des conflits dans mon couple et la question me préoccupe énormément depuis un an. Merci beaucoup pour votre temps.

Le visionnement de pornographie suscite une variété d’émotions et de réactions chez les partenaires qui n’en regardent pas. La pornographie touche à plusieurs valeurs chez un individu qui nécessite d’être explorées. Quelles sont vos perceptions et celle de votre partenaire à l’égard de la pornographie? Qu’est-ce qui vous dérange plus spécifiquement de celle-ci? Est-ce le type de pornographie qu’il regarde, la fréquence, le fait qu’il se masturbe sur d’autres personnes que vous? Est-ce la masturbation étant dans un couple qui vous dérange? Sinon, quelles différences faites-vous entre vous masturber sur de la pornographie et utiliser ses fantasmes sexuels ou même des histoires érotiques? Quels sont vos propres stimulus pour vous exciter sexuellement?

Il se peut fort bien que vos perceptions diffèrent de celle de votre conjoint, ce qui est tout à fait normal dans un couple. Toutefois, une trop grande différence de valeurs sur une situation amène le couple à une impasse émotionnelle. Cette situation conflictuelle nécessitera à chacun à réévaluer leurs valeurs et perceptions de la sexualité pour déterminer si les émotions et comportements de son partenaire nous conviennent. Il arrive des moments dans un couple où nous ne pouvons tout simplement pas trouver un commun accord et il faut apprendre à tolérer et accepter cette différence fondamentale de notre couple. Dans d’autres instances, cette différence est trop difficile à vivre dans la relation et la rupture est une option envisageable. Seriez-vous prêt avec votre conjoint de discuter honnêtement et ouvertement sur le sujet de la pornographie? Avez-vous des appréhensions ou des éléments que vous aimeriez spécifier avec lui? Pensez-vous avoir besoin de l’aide d’un professionnel tel un sexologue pour vous accompagner dans ce conflit?

Avant d’entreprendre cette discussion avec votre conjoint, sachez qu’il est tout à fait normal pour des partenaires ayant une vie sexuelle active et satisfaisante de se masturber. La masturbation répond à des besoins différents d’une relation sexuelle et elle permet aussi un moment de détente et plaisir avec soi-même. Est-ce qu’il vous arrive de vous masturber? Plusieurs hommes en couple utilisent la pornographie pour se stimuler durant la masturbation sans conséquence sur leur vie sexuelle. Il est à noter toutefois que certains styles et types de pornographie peuvent nuire à la vie sexuelle du couple à long terme si elle diffère trop d’une sexualité saine entre deux individus (ex: violente, image corporelle irréaliste, focalisation seulement sur les organes génitaux). Vous mentionnez être inquiet à l’égard du visionnement de la pornographie de votre partenaire. Quelles sont ses insécurités? Parfois, ses insécurités sont en lien avec notre jalousie ou la peur de ne pas être la seule désirable aux yeux de notre partenaire. Cela nécessitera donc un travail sur soi de votre part sur votre estime personnelle pour surmonter ses insécurités.

Bonjour, je suis en couple avec mon copain depuis 5 ans et il y a un an (depuis que nous habitons ensemble) j’ai appris que mon copain se masturbait devant des films pornographiques. Quand même régulièrement. Nous avons une sexualité active, ce qui me rend plutôt inquiet. Il est au courant que je le sais et que cela me rend inquiet. J’aimerais comprendre le besoin de mon copain par rapport à sa consommation de pornographie. Est-ce moi le problème? Est-ce courant? J’espère que vous pourrez répondre à mes questionnements, car cela créer des conflits dans mon couple et la question me préoccupe énormément depuis un an. Merci beaucoup pour votre temps.

 

Le plaisir sexuel est un aspect de la sexualité qui prend beaucoup d’importance dans la sexualité. Elle est vécue de différentes manières pour tous et chacun. Tu expliques ne rien ressentir durant les rapports sexuels. Qu’en est-il quand tu te masturbes? Est-ce que tu lui as déjà montré la manière dont tu aimais te faire toucher et caresser? Comment crois-tu qu’il réagirait? Si tu n’as jamais essayé de te stimuler par toi-même, cela pourrait être une activité qui te permettra de connaître tes préférences en découvrant ton corps et les sensations qu’il peut te procurer.

Parfois et surtout chez les filles adolescentes, l’apprentissage de son corps se fait plus difficilement pour une multitude de raisons dont sociales, personnelles, familiales, culturelles et relationnelles. Quels ont été les messages sur la sexualité et le plaisir sexuel pour les filles que tu as reçus? Est-ce que tu es d’accord avec ceux-ci? Comment te sens-tu durant les relations sexuelles avec ton partenaire? Calme, détendu, tendu, crispé, etc.? Pour ressentir du plaisir et une excitation sexuelle, il est nécessaire d’avoir une certaine tonicité musculaire au niveau du bassin et des mouvements corporels. Comment utilises-tu ton corps durant les rapports sexuels? Est-ce que tu es lubrifiée au niveau de la vulve et du vagin?

Parfois, les sensations au niveau du corps sont peu ressenties, car le désir sexuel n’est pas présent. Le désir sexuel se définit comme un élan ou le goût d’un rapprochement sexuel. Il existe différents types et catégories de désir sexuel et chacun apporte une dynamique différente au niveau de la relation. Crois-tu ressentir du désir sexuel envers ton partenaire? À ne pas confondre avec le sentiment amoureux! Qu’est-ce qui t’attire ou t’excite sexuellement chez lui? La pilule contraceptive peut parfois avoir un impact sur le désir sexuel, mais dans de très rares cas. Il serait possible pour toi de consulter ton médecin de famille et lui demander de t’en prescrire une autre pour voir si le désir sexuel changera, si ton désir est absent. La pilule n’aura pas contre pas un effet au niveau des sensations de ton corps et ta capacité à ressentir du plaisir.

Je suis une jeune fille de 23 ans. Je vous écris car depuis des mois, j’éprouve une énorme culpabilité sur ma vie sexuelle au cours de ces deux dernières années.

Tout d’abord, après ma séparation avec mon petit ami de longue date il y a presque deux ans, j’ai commencé à regarder de plus en plus de pornographie. Cela a duré une année, puis j’ai arrêté, comme pardégoût, avec l’impression que tout cela finissait par me pervertir, mias aussi l’impression que « j’en avais eu assez », comme si j’avais ovule découvrir ce que c’était, par curiosité, et que ça m’avait plu pendant un an jusqu’à ce que je me rende compte que ça ne me convenait pas…

Quand j’y repense aujourd’hui, j’éprouve encore beaucoup de culpabilité, comme si j’avais fait une erreur, que j’étais « tombée dedans » car je en suis fondamentalement pas en accord avec le monde de la pornographie, l’image de la vie sexuelle, de la femme, de l’homme, de la sexualité en général que la pornographie véhicule. Bien sûr, je respecte ceux à qui cela plait et comprends que cela puisse convenir à d’autres et ne suis pas pleine de jugement (d’ailleurs, je ne culpabilise que vis-à-vis de moi ; quand j’imagine d’autres personnes regarder du porno, cela me semble presque « normal », comme si j’étais beaucoup plus sévère avec moi-même) ! 

Simplement, j’avais plutôt l’impression que cela finissait par me pervertir; certaines images de ces films me revenaient à n’importe quels moments hors contexte ; en pleine journée, il m’arrivait d’imaginer les personnes en face de moi dans ces situations pornographiques, mais m’en rendais compte aussitôt et chassais alors rapidement l’idée de mon esprit, comme si mon esprit m’envoyait en tête des images que je ne voulais pas voir, mais Que. je ne pouvais pas lutter… Du coup, j’avais honte et j’ai encore énormément de culpabilité à avoir pu avoir ces images « à contre-cœur » dans mon esprit, comme si ce n’était pas moi qui les contrôlais…

Est-ce bizarre ? Je me dis que personne ne s’imagine la personne en face d’elle dans une situation telle (même si ça ne durait qu’une seconde dans ma tête puisque en total désaccord avec ces images, j’avais honte qu’elles me viennent à l’esprit… mais ne pouvais pas le contrôler), alors jai beaucoup culpabilisé et me suis beaucoup inquiétée : suis-je perverse ???

 

Suite à avoir pris connaissance de ton courriel, je peux t’assurer que ce que tu vis est tout à fait normal. Plusieurs personnes vivent avec une culpabilité à l’égard de leur sexualité dû à leurs fantasmes et attirance sexuelles.

Malgré qu’on peut être en désaccord avec les valeurs véhiculées dans la pornographie, cela n’empêche pas nécessairement notre corps de réagir à la stimulation visuelle et auditive que celle-ci crée. Beaucoup de personne sont en discordance avec leur fantasmes sexuels car elles peuvent trouver dégoûtant ou mal ces derniers, mais tout même être très excité par celle-ci. Les fantasmes sont un aspect de la sexualité qui est très complex et remédier par nos blessures, nos expériences positives et négatives avec la sexualité, notre éducation, notre personnalité, etc. 

Donc, ce qui nous excite ne fait pas toujours du sens parfois à première vue. Suite à une analyse plus en profondeur en thérapie avec un sexologue et psychothérapeute, on peut réussir à mieux comprendre et donner un sens à ces fantasmes sexuels. Sache que ton imagination sexuelle qui inclue les personnes que tu côtoie n’est en aucun cas perverse. L’être humain fantasme régulièrement dans une journée avec les gens de son entoure. On peut simplement les imaginer nue ou avoir des fantasmes plus élaborés de eux dans des contextes variés. Ce sont des pensées normales et naturelles. Parfois, se batter contre ses pulsions sexuelles peut au contraire leur donner du pouvoir érotique. Le taboo est souvent un élément très excitant, donc la culpabilité que tu ressens pourrait être cause de l’aspect érogène de tes flashs sexuels. 

Il est certain que la difficulté que tu as es plutôt comment tu vis avec ce qui passes dans ta tête au moment des fantasmes de ton entourage. Il serait peut-être pertinent pour toi de consulter un sexologue et psychothérapeute pour que tu puisses vivre une sexualité en concordance avec tes valeurs et que tu sois en paix avec toi-même.

Comme tu l’as toi-même dit dans ton courriel, tu es plus sévère envers toi-même que les autres. Tu pourrais peut-être t’enlever de la pression que tu te mets inutilement à l’égard de ta sexualité et vivre plus dans l’acceptation de celle-ci et toutes ces facettes plutôt que de te culpabiliser constamment.

Sache que si tu voudrais explorer davantage ta sexualité, un sexologue et psychothérapeute te sera d’une grande aide à l’égard de ton vécu sexuelle.

Si cela t’intéresse, nous pourrions prendre un rendez-vous à mon bureau ou skype (si vous êtes à l’extérieur de Montréal)  et nous pourrions explorer en profondeur une manière pour toi de vivre en harmonie ta sexualité.